Je suis la colombe du tiroirL'éléphant qui se prenait pour un papillon
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Le papilloin qui se prenait pour un poisson

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Pardon du tour de manège. Le tourniquet ne tournera plus.  http://jesus-est-aux-coquelicots.blogspot.com  Enracinée.

29.1.06 22:39


Insensible aux cris des filles

Prescriptions d'effluves, il y a prescription sur mon corps, de mon corps, pour celui-ci. Je ne reconnais plus mes propres battements de coeur, il doit y avoir une perte.

 L'artificiel maquille les jambes des filles, je suis une fille, je suis une fille, une fille insoupçonnée, une fille coupable. Je perds mon temps, il coule dans mon nombril, ruisseau d'hiver le temps me coule. Je preds mon temps de fille à faire des choses de filles, a faire des choses interdites, je perds mon temps de fille à faire en sorte qu'on ne me reconnaisse pas, la frange me pousse, l'identité s'assombrit, je ne vois plus tes yeux ! Je ne vois plus tes yeux ! "C'est dommage". Je me déguise en ombre, je rêve souvent de tomber amoureuse, par accident, de moi même. Comme aimer se ressembler à soi même, rêver de s'embrasser, de se rencontrer au coin d'une rue, Bonjour, Je te trouve assez jolie, Tu veux m'aimer ? Viens... Eclats de miroir brisés dans l'oeil, il rèste.

Stop. Eclairage de balles. Fouille, fouille dans les nyphéas, décroche et dépose. Dans tes cheveux. Je décroche les nymphéas de ses yeux, je les étale comme du sang sur mes cheveux. Maman à coupé. Pardon. Maman à coupé tu sais. Elle a caché les meches dans une serviette, pour que je ne vois rien, pour ne pas pleurer. Je n'ai pas pleuré, j'ai été forte, parce que je suis une fille qui mets des talons, parce que je suis une grande petite fille qui claque les pavés. Les cheveux coupés me font peur. Dans les cauchemards ils m'étouffent sur la chaise, j'ai peur, je ne suis plus si fille... Alors je ferme les yeux et répète à tue-tête : " Ella m'achetera un piano, elle m'achetera un piano, elle m'achetera un piano". La promesse dite comme une prière. Je répète la promesse en ravalant les vagues de salives.

 

29.1.06 17:34


J'ai décidé de te désaimer depuis que [.] J'ai décidé, toi, non pas toi, ni elle, mais toi. Toi qui ne sait pas que je parle de toi. Toi qui me lit et qui pense. J'ai pris une décision. Depuis que.


Puis j'ai pris d'autres déscisions. Je me couperai les cheveux, je laisserai pousser mes ongles, je n'ia plus à rien à déchirer, rien à souffrir, j'entrerai à la Sorbonne, un professeur se souviendra de moi, un autre dira que je porte l'Obsène dans mes yeux, dans mon écriture, cet autre sera géné, il détournera le regard quand il lira, il fera des grandes croix rouges et brisera un miroir, c'est la même histoire que Sandra qui m'a refusée dans l'écriture, je n'ai beosin de rien, je n'ai besoin de rien disait-elle, l'écriture c'est mon corps envahissant, crevé, gonflé d'eau qui s'éclate en flaques sur des pages, bien sur que c'était malsain, bien sur que c'était la continuité de mon intimité, une cavité profonde et chaude, bien sur que mon écriture claquais contre les paroies de mes artères, qu'elle gonflait mon coeur sitôt vide, bien sur qu'il ne faut-fallait-faudrai pas me lire. Parfois je suis nocive. Comme la violence que je porte, la peau qui se bleuit, le papier qui noircit à la vitesse d'une tache de sang, du feu qui prend, la violence sans plus aucun souffle pour l'éteindre. J'ai de la colère dans les os. Et cela me rend très lourde.


Quand je serai professeur, les élèves tomberont amoureux. C'est l'histoire de l'écume salissante. Mon histoire, écrite avec le doigt dans le sable. L'histoire fragile.


Un jour, je remplirais ta bouche de rubis grenades.


Un soir, tu me prendras la main et tu me feras mourir.


Et je repense au soir de première où je serais tombée amoureuse de Pascale Bussières qui claironerait Lautréamont sans émotions. Quand j'appelle le chat sur le tas de bois, c'est la femme qui se retourne, alors je détourne les yEux. Mon histoire est assez triste, la vôtre aussi je présume. Sinon je ne serais pas là, je serais dans ses bras. Il y a des rumeurs sur des histoires qui concernent les sexes. Je ne me concerne pas de cela, je n'entends pas J. qui dit "j'aime les filles" avec un regard tendre, je pourrais tous vous fendre avec vos bêtises sur la langue, avec tous vos mensonges bien couturés, oh comme je vous détèste vous et vos sexes que l'on ne voit même pas.


Je deviens misogyne, les femmes sont éffrayantes, un jour, j'aurai la vie de Marguerite Yourcenar, mais sans succès, j'aurais juste ses nuits, ses voyages et la force de ses passions. Avec l'écrture peut être qu'un jour je me trouverai belle.  

20.1.06 19:12


| Floue |


Née dans une coquille de Nacre. Je suis dehors, je suis dehors entre quatre murs. Quand je vois Laetitia M. pour la première fois je fouille son visage dans l'eau de ma douche, je mets mon pied sur le siffon, aujourd'hui j'ai brûlé les lettres, l'histoire est inscrite avec du feu, j'ai mi le feu aux lettres, j'ai mi du rose aux joues, j'ai embrasé l'écriture par l'écriture, le papier de ma peau, comme quand maman dit "j'aimais bien dessiner les os des chats morts". Elle qui ne comprend pas que sa petite fille est tombée amoureuse du miroir,  que le cri du corps s'accélère dans ses membres, la petite fille a avalé la foudre un soir de décembre. J'ai aimé un miroir a vouloir le briser, Maman, mon vide est en dehors des quatre murs, je cherche mon visage derriere le miroir.



Pour ne pas qu'on se moque je cache l'innocence dans les pots de fleurs, je coupe mes cheveux, je dépose mes bouches dans mes écharpes. Je découpe la dentelle et la couds aux habits, non, je ne lirais pas Hervé Guibert, mais pourquoi le fais-je, il viole mes yeux, je prends toute ma force les ongles sous la peau. Je reçois par la poste un bas filé, une tige de rose, aujourd'hui j'ai brûlé les lettres, pour dire que c'était fini, pour dire qu'elle avait bien fait de ne jamais vouloir me lire, j'ai brûlé les lettres aujourd'hui sans lui avouer pour lui dire pardon. J'ai des choses a Pardonner. J'ai un sexe de fille.



Sur sa chair les cris se filtrent par les nerfs qui conduisent la pluie et ses dessins... Je ne toucherais plus aux pianos, ils me font du mal, je ne toucherai plus. Quand je mets ma nuque en collier les passants changent de trottoir. Vendredi Baptiste m'a regardé, oui, je suis, oui, regarde moi, oui, regrette, regrette, même si c'est ma faute, ai honte. Je n'ai jamais mi du cotton dans mes soutiens gorge, devant moi je regarde jamais, j'ai trop peur de marcher dans la merde.



Mon corps appartiens.



Il m'appelle "rouge neige", les garçons ne sont presque plus amoureux, je les fusille tous, je les déteste tous, l'amour est pour Jeudi, à 34 Kilomètres droit devant, en plein coeur de l'océan, devant moi. Je n'irai pas, j'ai déja des ampoules aux pieds, j'ai déja des ampoules aux mains, je n'écrirais pas pour rejoindre l'amour, je dormirais dans la machoire de la nuit, je nagerais dans mon corps.  



| comme elle est belle la fille aux vingt-huit doigts comme elle est belle la fille qui est tombée sur la fève je partage des voyages aux destinations timides comme on s'attend en riant des garçons en jouant aux phrases de l'inconscient comme est jolie quand elle fait des sourirs comme la cire qui coule comme des parapluies troués ouverts comme un éléphant dans un tableau de Monet comme une veine dans un livre nu comme un arbre amoureux d'une jeune fille comme un litchi qui se prend pour le coeur d'un toréador comme une niche avec un homme dedans comme un écureuil qui me dicte l'alphabet comme mes sous-vêtements qui me font l'amour comme quelque chose de propre comme on a jamais vu comme ma soeur qui joue aux billes avec mes yeux comme l'indécent comme dit Myrtille comme une folle comme si elle posait pour picasso comme dans un rêve comme tu n'images pas comme l'infini d'un baiser comme la sexualité d'une étoile de mer comme tu n sais pas comme je ne suis pas comme tu imagines | 


7.1.06 16:41


A mon étoile.


Je vis des sommeils incisés magnifiques. En soirée je mets du talc blanc sur les armoires pour que mes nuits soient blanches. A mon étoile. J'imite les grandes neiges qui mènent la danse derrière la vitre. J'imite. J'imite que mon corps est un arbre, un platane, qui perd ses écorces, malade, éfeuillé, personne en sait pourquoi. J'imite que mes cheveux soient de l'eau. J'imite le calme dans un corps qui cogne le bruit.  A mon étoile. Dans mon lit j'imite toute une fôret, des rossignoles rieurs qui sifflent dans mon cou, des roses marones qui nervurent mes hanches, J'imite le bruit du rien, et l'on se noie, se noie, se noie dans l'immensité de mes cheveux. La nuit. A mon étoile. Pour. La nuit je recouvre, j'imite les fées de ma forêt, leurs moqueries et leurs grosses cuisses, la nuit je m'use à me fendre les omoplates, pour une paire, une paire d'ailes, je ferme les yeux, je ferme les yeux, trop fort, cela ne marche jamais, mes paupières me font souffrir, une paire d'ailes. Elle me dit d'arrêter, elle me dit tu n'as pas besoin d'une paire, me dit une suffit, une Elle, une moi. Et je prends et je prends et je prends. Je prends du fond des yeux, je prend de monventre étendu, étriré, pour envelopper, encercler, je n'ai plus de repères, le souffle me guide, la voix promets un chemin. Une fontaine de pierre, j'érige, la nuit je suis puissante, un jour On brûlera les draps, il fait tellement chaud, "je n'ai plus de salive". C'est comme une grande sécheresse d'été, prévue. Pousse, pousse sur mon corps des mûriers violets sauvages fascinants, des fougères gonflées de certitude. Que l'on m'avale, que l'on me suce, qu'on me laisse fondre sous la langue, je démange, je démange, je démange certains. Je les dérange. Dérangés de mes différents visages déposés sur ma table de nuit, dérangés du temps passé à choisir celui de mes jours, la nuit est nue. Le jour est un spéctacle, mon cirque où les animaux sont des hommes je peins mes yeux d'immenses papillons sans noms. Mais j'éteins les lumières, épaissit les rideaux, mes jours sont mes nuits aussi, mes nuits sont ma vie. J'étales sur mes couettes notre poupée russe infinie. Je suis à l'interieur, je suis a l'interieur, a l'interieur, au fond, dessus, oui ! De. La personne. Aimer. J'aime. Je me trompe. Je crois que c'est plus. Il n'y a plus de mots pour le dire. Le dictionnaire n'a plus aucune page. Pour décrire ma vie. Mon âme. Où. R.



 J'aime mes nuits où je ne dors pas, mes nuits où je dors sans jamais rêver. Mes nuits comme au fond d'un puits, humides, noires. Fôret de puits. Et puis... Quoi encore. Rien. Juste CA.C'ets au matin que l'on ramasse timidement les bouts d'écroces, les trainées de mûres écrasées, la fougère rétrécie, que l'on mets au creux de nos mains l'eau de tout le ruisseau qui porte, la poudre de fée, que je lui souffle au visage, comme un nuage abbatu, apprivoisé. Confusion des baisers de cils et de battements d'ailes. Les nuits j'utilise mes mains qui perturbent les saisons. Qui fouillent les mousses. Les nuits de où mon corps se tigre, la nuit de la mûe. Les peaux mortes au creux des plis de draps. Mes nuits sont le sixieme continent, et le corps la septième merveille. Mes nuits défèrlent, nuits de pluies diluviennes, nuits de tendres morts. Etoile. Avec. Mon. 


 



 Et avec celle qui ne veint jamais, un jour nous dîmes : Je crois que je suis toujours un peu amoureuse de moi.

30.12.05 18:30


A fleur de peau.

 


 


 





 

28.12.05 12:49



J'en connais des filles qui ne sont plus des filles et des garçons qui ne se reconnaissent plus dans un miroir. Je vis dans l'absence comme un renard tapis. Un tigre agressif. Il y à des lettres d'amour dans ma poitrine, il y à des lettres d'amour qui ne parlent pas d'amour. Au matin il faut éviter les pièges à loups, la mort aux rats qui traine le long des couloirs sombres. Je n'ai pas confiance en mes gèstes. Je me contiens. J'attends. J'attends l'être moi. L'être moi. Il y a une très grande glissade en fermant les yeux quand tu n'es pas là. J'attends le temps. J'attends en me préparant. Je prépare ma bouche, je prépare mes yeux, choisit pendant les lustres la couleur exacte, celle qui séduira, celle sur laquelle les hommes se retourneront. Mais je sais qu'il ne faut pas qu'ils se retournent, j'ai besoin d'appatrenir en apparence à la terre entiere. Je mettrais mes jolies chaussures et mon écharqpe brodée. Je serai la jolie fille parfaite voleuse de rouge à levres. Je choisirai mes habits en fonction de la lumière, et nouerai mes cheveux selon l'humidité. Je tairai mes gestes violents, je tairai les gestes de ma bouche. La neige me semble adolescente. Elle me fait passer le temps en noyant les visages, le tien est imperméable, le tien est comme un masque de plâtre sur la commode. L'histoire de la poussière sur le piano c'est mon histoire, mon corps n'a pas de sexualité et le docteur s'en fou que j'oublie ma pillule. J'attends. Je serais Jolie. Pour mon rendez-vous. Je fais des éfforts, je en serai pas infidèle, il n'y aura pas de plis sur ma jupe. Il y a des histoires nues sur ma langue, un discours sur ma vérité qui n'existe pas, j'aurai du parfum evanescent qui partira en soupirs sur les avenues. J'attends. Les nuits sont aussi douces que les femmes mais l'attente est pleine de baisers d'hommes mal rasés. Je ne sais plus quoi faire. J'attends. Je ferai attention à ma voix. Je séduirais. Pour encore que tu dises ' Tu es la femme de ma vie '. Pour encore que je ne croive en rien. Je te séduirais pour sentir la mer monter, pour que tu dises encore que mon corps est merveilleux. Je te séduirais pour l'ivresse. Je serais la statue volée que l'on met chez soi. Je ne marcherai pas sur le carrelage, je te séduirais, pour notre cinquième saison, notre été en hiver, je réfléchirais à une évasion. Mes oréoles ne tiennent pas, elles fondent en colliers autour de mon cou, m'étranglent.  Les rires des autres sont des coups de hache que je ne supprote plus. J'attends. Et pour cette raison la terre entière devrait se taire. Je voudrais dormir jusqu'au rendez-vous. Relir les lettres d'amour au fond de ma poirtine, penser aux bleus que j'aurais aux hanches, au nouveau parfum sur ma peau. J'envoi des hérissons roulés en boule à ceux autour de moi. Je nie les évidences, plus rien ne m'interesse puisque j'attends. Je pense à l'exil des alouettes, à mes éxils possible, à sa virginité chaque fois que nous faisons l'amour. C'est drôle. Il y à des secrets inépuisables. J'ai ma propre histoire et on ne saura pas la vérité. Des noeuds de corps insalissables.  



Pour regarder le cirque je n'allume pas ma télévision, j'écarte mes rideaux.

27.12.05 18:23


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